Comme je l’ai écrit dans le chapitre précédent, l’escorting d’aujourd’hui n’a plus rien de commun
avec celui pratiqué, il y a 30 ans par les filles de Madame Claude.
Les hommes faisant appel à cette dernière, ne le faisaient pas pour des rencontres d’une heure, mais pour des nuits, des week-ends voir plusieurs jours.
A l’heure actuelle, des escorts, vont jusqu’à proposer des rencontres d'une
demi-heure pour 150 €, quand encore ce n'est pas moins. En règle générale, il s'agit davantage de concurrence déloyale que de prestations de courte durée.
En effet, hormis les jeunes filles de l'est en tour, peu d'escorts indépendantes font de l'abattage. L'expérience m'a prouvé que lorsqu'une escort indépendante propose des prestations de 30
minutes à 150 €, c'est une manière déguisée de proposer des rencontres d'une heure à moindre prix.
Ce qui, dans le coup, rend les services d’escorts girls, accessibles à un plus grand nombre d’hommes, qu’ils soient, ouvriers, cadres, chefs d’entreprises, ou banquiers…
Ainsi, un client ne pouvant s’offrir une rencontre d’une nuit, rencontrera l’escort qui lui plait dans son hôtel ou à son domicile pour 30 minutes, ou une heure.
Personnellement, je ne fais pas de rencontres de 30 minutes. J'ai néanmoins voulu, en janvier
dernier tenter l'expérience en proposant des instants détente à 150 €. Quelques jours plus tard, une escort toulousaine affichait sur son site un tarif de 140 €, pour la même durée.
Ne voulant pas me lancer dans une guerre des prix, qui semblait être la spécialité de la dame, j'ai abandonné...sans commentaires...si elle me lit (et elle me lira sûrement), elle se
reconnaîtra...grand bien lui fasse !
Le social time est très important pour moi,, c'est pourquoi je ne pratique pas la politique oeil sur la montre, mais c'est un choix de ma part, et non un dû...
Qu’ils soient ouvriers ou chefs d’entreprises, m’importe peu. La seule chose que je demande à mes clients est d’être courtois et propres.
Quelqu’un a dit : Les qualités d’un homme ne se mesurent pas à la grosseur de son compte en banque, mais à ses actes.
Je ne sais plus qui c’est, mais j'approuve.
J’ai connu de nombreux hommes dans le cadre de mon activité, des hommes aisés et sympathiques, d’autres tout aussi aisés mais arrogants, d’autres moins lotis mais respectueux, et enfin d’autres, tout aussi moins lotis, mais foncièrement désagréables.
Dans tous les cas, et peu importe leur situation, ceux qui sont respectueux et courtois, ont toujours plus obtenu de moi que les autres. Je leur offre le petit plus qu’ils méritent et qui fait la différence. Cela me parait normal.
Pour ne citer que quelques exemples, je me souviens de ce client, rencontré en décembre 2004 sur Montpellier, qui m’avait avoué avoir économisé, mois par mois, une partie de son salaire pour me rencontrer en fin d’année. J’étais son cadeau de Noël. Cela va sûrement faire bondir les "Chiennes de garde", mais moi cela m’a émue et flattée aussi…;-)
A côté de cela, un autre me fit déplacer en août 2006 sur Marseille pour une nuit, dans un
somptueux hôtel, avec champagne, chocolat, bon restaurant et tout le tralala…
La nuit fut un succès, tant sur le plan sexuel que relationnel. La rencontre parfaite par excellence…
Je le quittais le lendemain matin, après qu’il m’eut appelé un taxi.
Arrivée à la gare de Marseille, le tableau d’affichage indiquait, qu’en raison du déraillement d’un TER entre Montpellier et Nîmes, tous les trains en partance pour le Sud-Ouest étaient supprimés.
Cela faisait 30 minutes que j’avais quitté l’hôtel et je savais que mon client s’y trouvait
encore.
Je l’appelais donc, pour lui faire part de cette mauvaise surprise, mais sans rien attendre de sa part. Simplement pour lui dire que pour la première fois que je venais sur Marseille, je n'avais
pas de chance. Je tombais sur sa boite vocale et laissais mon message.
Et bien croyez-le ou non, mais après les moments délicieux et complices que nous avions
passés, ce monsieur n’a pas daigné me rappeler pour au moins s’enquérir de la situation.
Je ne lui demandais pourtant pas de me raccompagner sur Toulouse, ni même ailleurs. Un simple message de soutien aurait suffi.
Mais sans doute, pensait-il, comme d’autres d’ailleurs, que puisqu’il m’avait payée, il ne me devait plus rien….
Une telle indifférence, m'a profondément choquée...comme quoi le savoir-vivre n'est pas une question de moyens, mais d'éducation.
Certains ont été jusqu’à me raccompagner à mon compartiment et même me monter les bagages, d’autres disent tout juste au revoir.
Un financier Suisse en revanche, que j’avais rencontré sur Montpellier, eut la délicatesse, pendant que je prenais ma douche de rajouter un supplément dans l’enveloppe, contenant mon petit cadeau. Je m'en suis aperçu en arrivant chez moi, et l'ai bien entendu remercié.
En revanche, alors que je sortais de la salle de bain, j'en surpris un autre en train de fouiller mon sac pour récupérer son "petit cadeau". Je ne faisais pas le poids, je l'ai donc laissé faire, en lui disant quand même ce que je pensais de son attitude, puis il partit...
Mes clients, vous le constatez sont variés et si j’ai une affection particulières pour certains, c’est parce qu’ils le valent bien et qu’ils ont su, par leur attention, leur gentillesse et leur savoir-vivre, rendre notre rencontre unique.
Mise à jour du 30 avril 2007
Une pensée spéciale, pour "D...", rencontré jeudi 26 avril à Valence TGV. J'étais son cadeau d'anniversaire et pourtant c'est lui qui m'a fait un magnifique cadeau. Je passe beaucoup de temps à la création de mon site, pour essayer de le rendre agréable et original, et je suis heureuse lorsqu'un client me dit, j'ai lu votre questionnaire de Proust, j'ai vu que vous aimiez ceci ou cela...Mais là je dois dire que j'ai été particulièrement émue et agréablement surprise, lorsque ce gentleman a sorti de la poche de son veston, mon questionnaire de Proust et mon portrait chinois, auxquels il avait répondu. Il pensait que puisque je me dévoilais intimement sur mon site, je méritais que lui aussi me dévoile son jardin secret. J'ai lu et commenté avec beaucoup d'intérêt de de plaisir ses réponses, et ses poêmes. Il m'a ouvert son coeur, naturellement et sans pudeur...
Il voulait "chercher à me plaire", il a admirablement réussi à l'examen ;-)Je l'en remercie de tout mon coeur.
Texte original publié le : Dimanche 29 avril 2007
NINON